18 mars 1967: La première marée noire...Torrey Canyon
A Montreal, ce mois là, l'épaisseur de neige moyenne atteignit le record, sur trente ans, de plus d'un mètre. Plus loin, dans l'océan indien, un couple tombé amoureux des Seychelles, achetait Bird Island puis la rendait aux oiseaux et à l'équilibre.
Au cinéma, des hommes dominés par de drôles de primates bien plus intelligents qu'eux, regardaient la Tour Eiffel (ou la statue de la liberté) ensevelie sous le sable...
A cette époque là, le mot "environnement" voulait dire "cadre de vie", "équipement", "logement", des préoccupations essentielles d'alors...Le mot "écologie" visait "l'étude des milieux où vivent les êtres vivants et des rapports entre eux et ce milieu"...
Mais, la nuit du 18 mars 1967, ce doux équilibre va changer. Au large des Iles Sorlingues, un cargo presque neuf, chargé de 121 000 tonnes de pétrole, s'échoue par temps de tempête, après de nombreuses erreurs de navigation...Il s'appelle Torrey Canyon, de ces noms inspirés des rocs étatsuniens que l'érosion rend toujours plus beaux...
Ce qui s'échappe du navire et qui dérive inéluctablement dans la Manche, au gré des vents et des courants pour atterrir aux Cornouailles puis sur les côtes bretonnes, ce pétrole là n'a, lui, rien de beau...
Quelques jours plus tard, nos amis bretons découvrent leur première grande marée...noire...
les lourdes plaques gluantes qu'il faut soulever, mettre dans un seau puis emporter (oui, mais où?),
ces rochers bruns des ballades dominicales défigurés chaque matin malgré les nettoyages de la veille...
l'inconvenante inconscience des oiseaux qui plongent, croyant trouver de l'air dans l'eau et qui ne remontent jamais.
Ils découvrent, chaque jour, cette impression de ressembler à une triste Pénélope...Mais, ils s'acharnent...Parce qu'en Bretagne, on ne renonce jamais à la mer...
C'est à compter de ce jour là, que les mots "environnement" et "ecologie" commencèrent à changer de sens pour signifier plus qu'un confortable sujet d'étude...qu'ils devinrent des appels aux hommes, à leur avenir, celui de leurs enfants et, les interpellèrent sur leur survie à terme.
31 ans plus tard, nos bretons se sont-ils habitués à cette crasse indécollable de la peau, à cette odeur insupportable qui vous écoeure pendant des jours? Après Amoco Cadiz, Prestige, Erika, ils regardent l'horizon bleu pâle en se disant que, malgré les procès retentissants, malgré les condamnations récentes...cela se reproduira certainement...
Peut-être que les primates de la Planète des singes savent mieux que les hommes ce que veut dire "mourir"...
***
Jean Michel, un breton qui écrivait habituellement des textes tendres et doux, ne résista pas à la colère...Parmi Alan Stivell ou Tri Yann ou Gilles Servat, ces chanteurs de chez vous ou de là bas, il était particulier, Caradec, de son nom...vous vous souvenez?...
Portsall écrite après l'amoco...
(l'interprête ici n'est pas Caradec dont nous n'avons pas retrouvé d'enregistrement
mais la chanson est bien de lui...)
Mots-clés : evenement historique, mer, environnement, chanson
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dom
je vous souhaite une bonne soirée ...






1 - Bonjourà tous!
Nous avons mis du temps à vous raconter un nouvel évènement...et pris peu de temps pour vous visiter...veuillez nous en excuser, c'est un peu difficile en termes de planning ce moment....mais nous nous rattraperons...
Comme la mer, comme la terre...toujours plus dynamiques...
Bonne journée à vous!